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Les figures d’intensité :
Effets de réticence
Les figures de réticence

Être réticent à exprimer un propos, ou feindre de l’être, permet de
modifier l’intensité de ce propos : insister sur celui-ci ou, au contraire,
atténuer sa portée.

La réticence

La réticence est une ellipse volontaire de la fin logique de la phrase dans le but de
ne pas dire pas ce qui devrait être dit.
Elle est marquée par des points de suspension et, parfois, un connecteur logique ou
temporel les précédant. Parmi les réticences, elle est celle qui est la plus aisément
identifiable de par sa forme. Elle peut aussi marquer une menace voilée.

Exemples :
Si vous n’acceptez pas ce contrat, mes amis viendront vous voir, et alors…
Si je ne travaillais pas,…

La prétérition

La prétérition ou paralipse, prétermission est la mise en valeur du propos par le

fait d’annoncer à l’avance le contraire de ce que l’on fait à l’instant même.

Exemples :
Sans parler de…
Inutile de dire que…

Qui serait capable de (vanter/décrire/…) cela ? (tout en le faisant).
Avons-nous le droit d’évoquer… ?
Est-il convenable de dire que… ?

La circonlocution

La circonlocution, est l’usage d’une tournure indirecte du propos, se résumant par

l’expression « tourner autour du pot ». Dans l’espoir d’atténuer une vérité désagréable,
la digression devient ce que l’on pourrait nommer un euphémisme par périphrase.

Exemple :
Monsieur, ayant bien reçu votre lettre de motivation, que j’ai lue avec le plus grand intérêt, j’ai l’immense regret de
vous annoncer que, malheureusement, votre candidature n’est actuellement pas en concordance avec nos besoins
mais que nous la gardons dans l’attente d’une mission correspondant davantage à vos compétences.
Pour : « Monsieur, nous ne désirons pas vous employer pour ce travail. »

La suspension

La suspension est l’usage d’une tournure de phrase longue, proche de la

circonlocution, mais dont l’effet voulu est inverse : insister sur le propos en le faisant
trainer en longueur, et créer le désir de savoir ce dont le locuteur veut parler. La
suspension provoque du suspense.
Exemple :
Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la
plus singulière, la plus incroyable, la plus extraordinaire, une chose qui fait crier miséricorde à tous, qui soulage bien
du monde [etc.] — Madame de Sévigné

Résumé : Réticence

La réticence montrée par le locuteur n’est pas forcément réelle. Elle sert le propos en
l’atténuant ou en l’amplifiant.