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Prédicat, complément de verbe, complément de phrase

Quand vous formez une phrase, pensez à ajouter, après le verbe, un prédicat avant d’ajouter un complément de phrase. Notez que le prédicat c’est-à-dire par exemple le COD, le COI, les compléments essentiels ne peut pas s’enlever. Par contre, le complément de la phrase peut être déplacé ou supprimé sans problème. Cette leçon de français de Bienécrire vous aidera à mieux comprendre les compléments du verbe et de phrase.

Prédicat, complément de verbe, complément de phrase : comprenez les nouveaux termes de la grammaire en 2 minutes

Complément de verbe

 On peut décomposer la phrase en 3 parties : sujet, prédicat, complément de phrase  Le prédicat inclut les sous-catégories suivantes : verbe, complément de verbe  Le complément de verbe inclut les sous-catégories : complément d’objet (direct, indirect, second), attribut du sujet, complément essentiel

Rappel : Le complément de phrase correspond au complément circonstanciel (sauf ceux non supprimables). Le complément essentiel correspond à la part des compléments circonstanciels (selon l’ancienne appellation) qui sont non supprimables.

Les signes de ponctuation : comment les utiliser (première partie)

Quand vous rédigez des phrases ou un texte, pensez à placer correctement les signes de ponctuation. Le point sert par exemple à terminer une phrase. Le point d’interrogation termine une phrase interrogative. Le point d’exclamation termine une phrase qui exprime un sentiment ou une émotion, les trois points de suspension exprime une énumération qui ne s’achève pas… Plus d’informations dans ce cours de français de Bienécrire sur les signes de ponctuation.

Les signes de ponctuation : comment les utiliser ; première partie (point, point d’interrogation, point d’exclamation, deux points, points de suspension)

 Comme dans la plupart des langues, la langue française voit l’utilisation de signes de ponctuation.  Certes, ces derniers sont muets, mais leur utilité se découvre à la lecture d’une phrase ou d’un texte : le rythme de lecture dépend des signes de ponctuation utilisés.  C’est ce rythme qui donne également vie au texte étant donné que le sentiment du locuteur est tout de suite ressenti grâce à lui.

 En plus de rythmer un texte, la ponctuation met également en valeur les liens logiques entre les phrases, les groupes de mots ou encore les propositions.  Selon son degré d’utilisation, la ponctuation peut être répartie en quatre catégories bien distinctes à savoir ➢ la ponctuation forte, ➢ la ponctuation moyenne, ➢ la ponctuation faible ➢ les autres formes de ponctuation.

 Cette ponctuation regroupe un certain nombre de signes : ➢ le point, ➢ le point d’interrogation, ➢ le point d’exclamation, ➢ les deux points ➢ les points de suspension.  Cette ponctuation est dite forte, car d’elle dépend le type de phrase.

 Cette dernière peut être déclarative, exclamative, interrogative, impérative, etc.  Les signes de ponctuation forte se reconnaissent facilement, car ils se trouvent souvent à la fin de la phrase.  Mais quelles sont les spécificités de chacun de ces signes ?

 Le point (.) est le signe qui met fin à une phrase de type déclarative.  Par définition, une phrase est dite déclarative lorsqu’elle commence par une lettre majuscule et se termine par un point.  À l’oral, ce signe de ponctuation indique une intonation dégressive.  Il est toujours suivi d’une majuscule dans un texte étant donné que sa présence indique la fin de la phrase.  Dans certains cas, le point se retrouve également à la fin d’une abréviation.

 Le point d’interrogation marque la fin d’une phrase interrogative.  En plus de ce signe de ponctuation, ce type de phrase se reconnaît par la présence d’un mot interrogatif.  À l’oral, une intonation montante est perçue en cas d’interrogation

 Selon le niveau de langue, une phrase interrogative peut présenter une inversion du sujet.

 Dans un texte, le point d’interrogation est toujours suivi d’une majuscule sauf lorsqu’il est utilisé en milieu de phrase.

 Le point d’exclamation met fin à une phrase dans laquelle un sentiment est exprimé (la surprise, la joie, la crainte, le cri, un ordre, la colère, etc.).  L’intonation peut être montante ou descendante selon le sentiment exprimé à travers la phrase.

 Tout comme le point d’interrogation, ce signe de ponctuation est suivi d’une majuscule si la phrase est terminée.

Exemple : o Qu’il est mignon ce petit chien ! On dirait une peluche ! o Ah ! enfin vous êtes là ! ➢ Dans le cas de ce deuxième exemple, le premier point d’exclamation fait suite à une interjection ; on considère que la phrase n'est pas terminée, d'où l'absence de majuscule au début du mot suivant. ➢ Par la suite, le même signe de ponctuation est repris à la fin de la phrase.

 Dans une phrase, les deux points précèdent des paroles rapportées, une explication, une énumération, une citation, un rapport de conséquence ou de cause ou encore une preuve.

Exemple : ❖ Citation et parole rapportée o Socrate a dit : « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien. ». o Maman disait : « Faites attention sur la route ! » ❖ Rapport de conséquence o Il a descendu la pente trop vite ; résultat : il est tombé et s’est blessé.

Exemple : ❖ Rapport de cause o Il est tombé malade. La raison : il a mangé une mangue non mûre. ❖ Explication : o Navré, je n’ai pas pu venir plus tôt : trop de bouchon

NB :  Les deux points peuvent également marquer un lien logique entre deux propositions comme dans la phrase suivante (rapport de cause)

 La présence de ce signe de ponctuation signifie que la phrase est inachevée.  Dans le cas où un nombre de choses illimitées est à énumérer, il suffit d’en citer quelques-unes et de poursuivre la phrase par des points de suspension.  Ils peuvent aussi exprimer un sous-entendu (c’est l’équivalent d’un silence).  Par ailleurs, les points de suspension peuvent marquer une hésitation.

Exemples : o De nombreux ingrédients sont nécessaires pour cette préparation : sel, poivre, cumin, huile, vinaigre... (énumération inachevée) o Je te dis ça, je te dis rien… (sous-entendu) o Je ne sais pas trop... (hésitation) Lorsque la parole d’un personnage est interrompue, on utilise ce signe.

NB :  Lors d’une énumération, il ne faut en aucun cas utiliser en même temps de points de suspension, etc. Il faut choisir entre les deux.

 Point . : fin de la phrase  Point d'interrogation ? : question  Point d'exclamation ! : sentiment fort  Deux points : : explication ou énumération  Points de suspension ... : interruption de la phrase, hésitation, remplace un etc.

Le complément de phrase

Un complément de phrase est reconnaissable par le fait qu’il peut être déplacé ou supprimé. Différenciez ce type de complément du complément essentiel en essayant de l’enlever. Assurez-vous alors que la phrase en question reste correcte sans ce complément. Pour plus de détails, lisez plutôt ce cours de français de Bienécrire.

Le complément de phrase : définition et types

 C’est ce que l’on appelait anciennement le complément circonstanciel.  Par contre, l’utilisation du terme « complément de phrase » permet de l’opposer à « complément essentiel ». Le premier est un complément déplaçable, supprimable ; le second ne l’est pas.

Exemple :  Depuis cinq jours, il ne m’a pas appelé. CP (complément de phrase)  Elle vit dans cette villa. Complément essentiel ➢ (« Elle vit » a un sens diamétralement opposé à « Elle vit dans cette villa » ; on ne peut donc pas supprimer le complément)

 Le complément de phrase permet de donner les circonstances de l’action du verbe.  Afin de le reconnaître dans une phrase donnée, il suffit de se remémorer de la leçon sur les compléments circonstanciels (mais en enlevant ceux qui ne peuvent se supprimer ou se déplacer).

Rappelons qu’un complément circonstanciel peut indiquer : • Le temps : Je suis allé à la piscine aujourd’hui. • L’accompagnement : Elle ira se promener avec son ami. • La manière : Elle a demandé une information avec tact • La restriction : Elle sera là chaque jour sauf le mercredi. • Le lieu : Elle regarde les tapisseries dans cette villa. • Le but : Il a appris avec rigueur son cours pour décrocher un diplôme. • Le moyen : Elle va au marché à bicyclette. • L’opposition : Malgré sa maladie, il s’est levé du lit. • La cause : Elle a accepté par pitié. • La comparaison : Il danse vraiment très bien, comme un danseur étoile. • La conséquence : Il a passé l’examen pour la plus grande joie de son père.

 Des groupes de différentes classes peuvent remplir la fonction de complément de phrase, entre autres les groupes nominaux, les groupes prépositionnels, ou encore les groupes adverbiaux.

Exemple :  Pauline est partie pour les États-Unis le soir même. ➢ Complément de phrase = groupe nominal  Pour Jacques, l’hospitalisation de son ami est un véritable drame. ➢ Complément de phrase = groupe prépositionnel  Aujourd’hui, la situation est moins catastrophique. ➢ Complément de phrase = adverbe  Je m’associerai avec lui quand il rentrera. ➢ Complément de phrase = subordonnée

Résumé